Nouvelle nomenclature du secteur bancaire

Le 23 mai 2019, le LCGB-SESF a organisé une formation à l’attention de ses délégués pour les sensibiliser au niveau de la nouvelle nomenclature du secteur bancaire, qui sera mise en place dès janvier 2020. En effet, une nouvelle classification en 4 groupes (A, B, C et D) sera d’application au lieu des précédents 6 groupes. De nouveaux critères d’évaluation seront déclinés, ils détermineront la classification dans un de ces 4 nouveaux groupes. Par ailleurs, il a également été rappelé la mise en place de la nouvelle prime de fidélité (prime de juin), qui sera exprimée en pourcentage de salaire. L’organisation du temps de travail, l’employabilité et la formation, ainsi que le bien-être ont également été abordés.

ABBL et ACA discriminent les salariés âgés !

Ces mardi 7 et mercredi 8 mai, les syndicats ALEBA, OGBL Secteur financier et LCGB-SESF ont rencontré les organisations patronales ABBL et ACA, alors que ces dernières ont recommandé à leurs membres de ne pas donner à l’ensemble des salariés des secteurs des banques et des assurances le jour supplémentaire de congé (26e jour de congé).

Les syndicats ALEBA, OGBL Secteur financier et LCGB- SESF ont rappelé à l’ABBL et à l’ACA que la loi du 25 avril 2019 ordonne, de manière très claire, que « la durée du congé est d’au moins vingt-six jours ouvrables par année, indépendamment de l’âge du salarié » (L 233-4). Dans ces conditions, il ne peut être question que les salariés âgés de plus de 45/50 ans ne bénéficient pas également du jour supplémentaire de congé prévu par la Loi, quand bien même syndicats et patronats, dans les Conventions Collectives de Travail des 2 secteurs, s’étaient, depuis de nombreuses années, déjà engagés sur des conditions plus favorables pour les travailleurs plus âgés.

Cette interprétation téméraire de la Loi et des Conventions Collectives, cet inexplicable et dogmatique refus de donner à tous le jour supplémentaire de congé, malgré la clarté de la Loi, représentent, en plus d’un acte arbitraire, une rupture de confiance entre partenaires sociaux, un rejet de l’esprit qui a contribué à la construction des Conventions Collectives de Travail successives, rendant attractifs les secteurs des banques et des assurances mais aussi et surtout une mesure discriminante vis-à-vis des salariés âgés de plus de 45/50 ans.

Les syndicats rappellent également que des jours supplémentaires existent bien dans les Conventions Collectives de Travail des Banques et des Assurances (appelés « jours de repos ») mais sont :

  • d’une part une compensation historique d’anciens jours fermés fixes (Lundi de Carnaval, Lundi de Braderie, mardi de la Pentecôte et 2 novembre) abandonnés et remplacés, à la demande des employeurs, par des jours libres, formule davantage adaptée aux exigences du secteur financier ;
  • d’autre part une compensation octroyée par les associations patronales en échange du maintien d’un temps de travail de 40 heures/semaine, alors que les syndicats souhaitaient un temps de travail hebdomadaire inférieur, ainsi que l’abandon d’une augmentation salariale linéaire dans les conventions antérieures.

Il n’est donc en aucun cas question de « 38,5 jours de congés », comme cela a été notamment affirmé dans la presse par l’ABBL début mai, de manière mensongère et calculateur.

Les syndicats ALEBA, OGBL Secteur financier et LCGB- SESF vont désormais informer les salariés des secteurs des banques et des assurances de la situation dommageable, organiser les recours légaux nécessaires ainsi que des actions sur le terrain.

Plan social signé chez State Street Bank

Le mercredi 8 mai 2019, les syndicats ALEBA, OGBL et LCGB et la Délégation du Personnel de State Street Bank Luxembourg S.C.A. viennent de signer un plan social qui va impacter 101 salariés.

Les tendances économiques et les conditions actuelles des marchés financiers ont eu une répercussion importante sur le groupe mondial State Street. Afin de réduire les coûts, le groupe a mis en place une stratégie d’outsourcing en créant des Global Hubs principalement en Pologne et en Inde ciblant des postes en vue de leur automatisation. Suite à cette réorganisation, 101 emplois seront impactés par cette délocalisation d’ici 2020.

Il est donc revenu aux Syndicats et à la Délégation du Personnel de négocier avec le management un plan social comprenant mesures d’accompagnement mais aussi indemnisations financières acceptables pour les salariés.

Tout en regrettant cette perte d’emploi à cause de la délocalisation et de l’automatisation de la part de State Street Bank, l’ALEBA, l’OGBL Secteur financier et le LCGB ont pu trouver et ce, dans le respect des droits et intérêts des salariés qui perdront leur emploi, un accord pour signer ce plan social avec la Direction de la Banque, qui a assumé sa responsabilité sociale.

Départ en retraite du délégué libéré de la Banque Raiffeisen

Après avoir effectué 3 mandats de délégué du personnel, Dominique RODERES, employé à la Banque Raiffeisen depuis juin 1999, a fait valoir ses droits à la retraite. Dans un premier temps, il était secrétaire, puis, en 2013, il avait été nommé président et depuis le 1er février 2016, Dominique avait été élu par les membres de la délégation en tant que délégué libéré auprès de la Banque Raiffeisen. Le LCGB, par l’intermédiaire de son secrétaire-général Francis LOMEL, a tenu à remercier Dominique pour son implication.

Elections sociales : 1.165 mandats effectifs pour le LCGB !

Après avoir reçu les résultats manquants, le LCGB se montre satisfait du résultat final obtenus quant aux élections sociales en entreprise. Avec 1.165 délégués effectifs et 1.138 délégués suppléants élus, les résultats confirment et renforcent la position syndicale du LCGB.

Veuillez trouver ci-après quelques résultats clés des différents secteurs.

 

Sidérurgie

A travers le secteur de la sidérurgie, les salariés ont voté pour le changement et ont ainsi fait tomber la majorité de l’OGBL :

ArcelorMittal Administration :            6 délégués effectifs sur 9 à élire

ArcelorMittal Belval :                            4 délégués effectifs sur 9 à élire

ArcelorMittal Differdange :                  4 délégués effectifs sur 7 à élire

ArcelorMittal Rodange :                       0 délégués effectifs sur 3 à élire

ArcelorMittal Dommeldange :             1 délégués effectifs sur 2 à élire

 

En considérant les entreprises industrielles directement liées à la sidérurgie, le LCGB a pu devenir le syndicat le plus fort avec un total de 27 mandats sur 48 à élire.

ArcelorMittal Bissen/Bettembourg :   5 délégués effectifs sur 7 à élire

ArcelorMittal Dudelange :                    4 délégués effectifs sur 6 à élire

ArcelorMittal Logistics Center :          3 délégués effectifs sur 5 à élire

 

Industrie

Le LCGB se réjouit également des résultats à travers le secteur de l’industrie :

Goodyear :                        12 délégués effectifs sur 20 à élire

Ceratizit :                          9 délégués effectifs sur 15 à élire

Dupont de Nemours :    9 délégués effectifs sur 12 à élire

 

Construction

Le travail engagé du LCGB au sein du secteur de la construction, notamment au niveau de la négociation de la convention collective a également porté ses fruits. Le LGCB a entre autres pu être élu pour une toute 1ère fois au sein de Félix Giorgetti (3 mandats effectifs) et Costantini (4 mandats effectifs) et renforcer sa position au sein de l’entreprise Perrard avec 4 mandats effectifs sur 7 (2 mandats effectifs en 2013).

 

Secteur financier

Ayant présenté pour une toute 1ère fois une liste syndicale auprès d’un des Big 4, KPMG, le LCGB a pu remporter 3 des 16 mandats effectifs. Les autres mandats ont étés remportés par des candidats neutres. Le LCGB a en outre pu solidifier et élargir sa position :

ING :         gain de 3 mandats effectifs

BIL :           gain de 1 mandat effectif

RBC ITS : gain de 1 mandat effectif

 

Transport

A travers le secteur des garages, le travail du LCGB fut largement apprécié en remportant 38 des 60 mandats à pourvoir. Quant au secteur des bus, le LCGB a pour une toute 1ère fois été élus au sein de Voyages Emile Weber (2 mandats sur 11) avec comme résultat de fortifier sa position majoritaire dans le secteur transport avec en total 49 des 77 mandats à pourvoir.

 

Aviation

Au sein des entreprises de l’aviation, le LCGB a pu renforcer ses majorités :

Luxair :         gain de 7 mandats avec en total 14 sur 20 mandats effectifs

Cargolux :    gain de 1 mandat avec en total 10 sur 16 mandats effectifs

 

Commerce/Nettoyage

Au sein du secteur du nettoyage, le travail engagé des dernières années a été rémunéré avec plus que le double de mandats effectifs : 51 mandats effectifs (16 en 2013). A travers les secteurs du commerce et nettoyage, le LCGB se félicite tout particulièrement :

Dussmann Services :                             10 délégués effectifs sur 18 à élire

Delhaize :                                                5 délégués effectifs sur 8 à élire

Provençale :                                            5 délégués effectifs sur 15 à élire (les autres 10 étant des candidats neutres)

 

Santé et Soins

A travers les entreprises du secteur de la santé et des soins, le LCGB a pourtant connu des pertes quant aux mandats effectifs. Le LCGB doit maintenant analyser en détail les résultats de ce secteur afin de pouvoir adapter ses structures et de mieux pouvoir répondre aux besoins et exigences des salariés.

Plan social signé chez CLEARSTREAM

Le 12 décembre 2018, les syndicats LCGB, ALEBA, OGBL et les délégations du personnel de Clearstream Banking et Clearstream International viennent de signer un plan social pour 212 salariés.

Comme annoncé début mai 2018, le groupe Deutsche Börse, auquel appartient Clearstream, a décidé de supprimer plusieurs centaines de postes en Allemagne et au Luxembourg. Malgré 1,5 milliards d’Euros de bénéfice, la stratégie du groupe vise à financer le revirement technologique (blockchains, robots, clouds…) et réduire les coûts, par la suppression d’emplois et par la délocalisation d’activités vers des sites moins chers en Europe (nearshoring) !

L’impact sur le Luxembourg est énorme. 212 personnes, soit 1/5 des salariés, seront finalement touchés par ces mesures. Le plan prévoit que près de la moitié des employés impactés seront forcés de partir à une date imposée par l’employeur jusque fin 2021, tandis que l’autre moitié, ce seront des employés qui décideront de partir de manière volontaire, principalement dans les équipes impactées. Si un nombre insuffisant de volontaires se manifestait pour fin avril 2019, le nombre de départs forcés sera revu à la hausse pour atteindre le chiffre de 212 départs pour fin 2021.

Si toutefois le départ devient inévitable, les syndicats et délégués du personnel ont négocié des mesures d’accompagnement sociales et financières acceptables. Ainsi le plan prévoit :

  • la prise en compte des besoins de toutes les générations, mais surtout des plus âgés, qui disposent de multiples moyens sociaux (préretraite conventionnelle, temps-partiel, package financier convertible en préavis étendu, etc.) ;
  • plusieurs mesures pour retarder au maximum la rupture du contrat de travail, respectivement la fin du lien contractuel. Les gens disposent de plusieurs moyens de rester dans le payroll pour ne pas avoir à être au chômage trop tôt.
  • le moyen de laisser à certaines personnes désireuses de partir de switcher avec une personne sur la sellette, sous certaines conditions ;
  • la possibilité de réintégrer le plan social, si une personne est virée dans son nouvel emploi durant la période d’essai ;
  • etc.

Bien que le LCGB, l’ALEBA et l’OGBL reconnaissent que la direction ait fait face à ses responsabilités sociales, les syndicats accusent à nouveau le fait qu’une société profitable, qui plus est via une de ses filiales les plus prolifiques, se permette un tel bain de sang social. Mais l’inquiétude la plus grande se trouve dans la propre exécution d’un tel plan, mettant à risque la stabilité du business, qui elle restera la responsabilité des employés restants déjà plus que débordés. Ce plan social vient alourdir le triste bilan des plans sociaux en 2018 qui atteint désormais 445 salariés.

CREDEMLUX : un plan social dans la douleur

Ce lundi le 27 août 2018, dernier jour de la conciliation, les syndicats ALEBA, OGBL-Secteur Financier et LCGB-SESF assistés de la Délégation du Personnel de Credemlux ont signé un plan social pour la Banque CREDEM INTERNATIONAL (LUX) S.A. Luxembourg.

Cet accord intervient après de longues discussions et des négociations difficiles et tendues, suite auxquelles les syndicats ont pu obtenir des conditions qui ont été acceptées par la majorité des salariés.

Pour rappel, la Banque Credemlux cessera définitivement son activité au Luxembourg le 31 décembre prochain, suite à d’importantes pertes constatées en 2018 et à l’échec de la vente de son activité au Luxembourg. Ceci a donc précipité la fermeture de la Banque et ses 15 salariés se retrouvent, dès lors, sans emploi.

Au début des négociations, les propositions de l’employeur, conseillé par son avocat, tenaient sur trois lignes pour licencier ses 15 collaborateurs ayant une ancienneté moyenne de 20 ans !

Après près d’un mois de négociations tendues et le passage devant le Conciliateur, un accord a pu être trouvée grâce à la persévérance des syndicats qui ont dû continuellement faire preuve de pédagogie et de patience envers un employeur qui refusait de faire face à ses obligations sociales et négociait à reculons.

L’ALEBA, l’OGBL-Secteur Financier et le LCGB-SESF ont accepté de signer ce plan social dans le but de préserver les intérêts et garantir les droits des salariés et éviter des licenciements individuels.

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